Comment peut-on être Espagnol aujourd'hui sur le circuit, quand un certain Rafael Nadal rafle tous les succès majeurs sur terre et flirte avec le trône ATP? Tommy Robredo, David Ferrer, Nicolas Almagro, Juan Carlos Ferrero et Fernando Verdasco souffrent de la domination de leur prodigieux cadet.
N.2 mondial - Rafael Nadal - 4875 points ATP
N.5 - Tommy Robredo - 2595 pts
Face-à-face Nadal : 0/4, dont deux défaites sur terre battue.
Right behind you I see the millions / On you I see the glory / From you I get opinions / From you I get the story... Voilà comment "The Who" envisageait "Tommy" dans les années 70. Aujourd'hui, la musique n'est plus la même. Celui qui voit les millions (dollars et fans), la gloire, celui qui fait la loi et la Une des journaux, c'est Rafael Nadal.
Interrogé par Marca, Tommy Robredo accepte la situation actuelle : "Logiquement, Nadal éclipse les autres joueurs espagnols, mais il le mérite ". Belle leçon de modestie pour un ancien grand espoir du tennis hispanique, qui vient d'atteindre cette semaine le top 5 pour la deuxième fois de sa carrière (après août 2006). Il sait qu'il doit défendre de nombreux points sur terre (son titre au MS Hambourg entre autres) et qu'il sera difficile de passer à l'échelon supérieur.
Selon lui, le tennis espagnol se porte à merveille: "Il y a dix ans, il y avait 20 joueurs dans le Top 100. En ce moment, il y a en moins, mais nous sommes deux, presque trois dans le top 10. "
Après un bon début de saison, il se retrouve dans l'obligation de marquer son "territoire" dans les semaines qui viennent. Sa défaite face à Tomas Berdych à Monte-Carlo, au 3e tour, était un avertissement. Il vient de se faire sortir par Agustin Calleri à Barcelone.
N.16 - David Ferrer - 1615 pts
Face-à-face Nadal : 1/3, une victoire sur terre mais qui remonte à 2004.
La régularité de David Ferrer est exemplaire. Depuis son entrée dans le top 100 en 2002, il a progressé jusqu'au top 20 sans connaître de véritable défaillance. Contrairement à ses compatriotes, son parcours ne comporte aucun titre de gloire particulier. Trois titres mineurs (Bucarest 2002, Stuttgart 2006 et Auckland 2007) et des perfs marquantes (Roddick, Murray, Djokovic entre autres lors des douze derniers mois).
A Barcelone, David pourrait croiser Rafael en demi-finales. Mais en Catalogne comme ailleurs, Nadal l'impressionne : "Nadal est monstrueux sur terre. Ce serait dire des bêtises qu'il n'est pas favori ici." David estime que le N.2 mondial est une locomotive pour le tennis espagnol. Pour avoir le privilège de s'étalonner contre lui, il devra battre David Nalbandian, lequel vient de sortir Carlos Moya.